Crête du Chasseral

 

Août 2019

 

En juin j’ai renoncé à me rendre à l’assemblée des délégués. Je l’avoue, je n’avais pas le courage de faire 4h ½ de train jusqu’à Lugano et la même chose au retour, entrecoupé de 6 heures de débat. Ne m’y rendant pas, je n’ai pas demandé l’avis de l’assemblée ou du comité sur une votation importante : est-ce que le CAS Central s’engageait, malgré son orientation non politique, en faveur de l’Initiative pour les glaciers ?

 

Cette initiative demande à ce que soit appliqué l’Accord de Paris de 2015, ayant pour but de ne pas dépasser de 2°C l’augmentation de la température planétaire. Les moyens principaux sont, d’ici 2050, la réduction des gaz à effet de serre à zéro net, ainsi que le renoncement aux carburants et combustibles fossiles.

 

Comme j’ai pu m’en rendre compte à la réunion des sections romandes, cet engagement politique était bien reçu, ce qui a été confirmé quasi à l’unanimité lors de l’assemblée des délégués suisses. Vous pouvez en lire les détails dans la revue Les Alpes d’août.

 

Je ne sais pas ce qu’aurait voté notre section, mais personnellement je suis rassuré que le CAS Central s’engage pour tenter de limiter le réchauffement climatique, dont on ne voit que trop les conséquences en montagne : glaciers qui fondent, effondrement de parois de rochers, tempêtes plus violentes et plus fréquentes.

Déjà à son niveau, le CAS Central encourage ses membres à utiliser les transports publics. Dans les rénovations de cabane, il veille à remplacer les combustibles fossiles par des énergies renouvelables. Au niveau des sections et personnel, chacun est libre. On ne va pas changer d’un coup nos habitudes, mais on peut essayer petit à petit de limiter notre impact, si on veut laisser une planète vivable aux générations futures.
 
Carlo Albisetti, président
 

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